Renouveler le patrimoine de la chimie au XXIe siècle : Échanges et débats sur la conservation, la présentation et l’utilisation des sources, des sites et des objets de la chimie.
Colloque de la Commission internationale d’histoire de la chimie moderne (CHMC) [1] dans le cadre de l’Année internationale de la chimie 2011, sous l’égide de l’IUPAC et de l’UNESCO.
Nous invitons toutes les personnes intéressées par le patrimoine de la chimie des XXe et XXIe siècles, y compris les historiens, les chimistes, les archivistes, les conservateurs de musée, les bibliothécaires et les archéologues de l’industrie chimique, à se réunir à Paris du 21 au 24 juin 2011, pour un colloque d’échanges et de discussions entre experts de différents horizons. Notre intention est de présenter non seulement les points de vue des historiens sur la meilleure utilisation des sources, des sites et des objets de la chimie à l’époque contemporaine, mais aussi les points de vue de ceux qui sont concernés par les problèmes techniques liés à la conservation et la présentation aux historiens et au grand public de telles sources, sites, et objets. À cette fin, nous invitons les collègues intéressés à soumettre une proposition de communication pouvant être présentée à une des sessions du colloque. Les propositions peuvent se rapporter à un large éventail de sujets répondant aux axes indiqués dans le programme.
Organisé à Paris, en 2011, année du centenaire du Prix Nobel de chimie décerné à Marie Curie, ce colloque a pour ambition de réunir des experts pour discuter des enjeux pour comprendre, préserver et présenter le patrimoine de la chimie au XXIe siècle.
Nous entrons dans une époque où de nouvelles idées et de nouvelles technologies ont changé non seulement la face de la chimie elle-même – devenue une discipline hautement diversifiée –, mais aussi la nature des sources de son histoire future. Aux documents traditionnels, aux histoires orales, aux instruments et aux objets, qui ont jusqu’ici personnalisé le patrimoine de la chimie, nous devons maintenant ajouter des sources et de nouveaux objets qui représenteront la chimie d’aujourd’hui et du futur, incluant les documents électroniques, les images, les vidéos et films, les bases de données, les logiciels, et le matériel nécessaires pour sauvegarder et utiliser ces sources.
À côté de la conservation et des usages de ces matériaux, les historiens doivent aussi s’impliquer davantage dans la conservation des sites-clés associés au patrimoine de la chimie, incluant les laboratoires de recherche académiques et industriels aussi bien que les centres d’innovation technologique. En effet, la compréhension de l’histoire du développement des innovations scientifiques et technologiques s’éclaire souvent en voyant l’appareillage et l’équipement dans leurs lieux d’origine.
Ceci fait émerger la question suivante : comment les institutions concernées, les spécialistes et les archéologues de l’industrie chimique, peuvent-ils présenter les sources, les sites et les objets les plus caractéristiques au grand public, selon des développements qui soulignent les points les plus importants tout en évitant des malentendus ou des interprétations déformées ? Au vu des rapides développements des technologies courantes et des nombreux défis qu’elles présentent, les organisateurs souhaitent que les spécialistes de différents horizons, national, professionnel, et de formation institutionnelle variée, participent aux discussions et débats de ce colloque en vue de produire des interactions constructives et fécondes parmi eux.
Nous souhaitons donc une large participation de ces experts à ces discussions.
Les historiens des sciences et des techniques, les conservateurs d’archives et de bibliothèque, les spécialistes de l’archéologie industrielle, les directeurs de musées publics et privés et de sites culturels, aussi bien que les directeurs et les personnels des bibliothèques et de centres d’archives de toutes sortes comme les experts des media électroniques liés au patrimoine de la chimie et aux sites industriels, et bien sûr les chimistes de toutes institutions, sont concernés.
Nous espérons ainsi promouvoir, à terme, une appréhension plus précise des meilleurs moyens à mettre en œuvre pour répondre aux défis actuels et futurs pour faire entrer le patrimoine de la chimie dans une nouvelle époque.